Les questions le plus fréquentes
LNG 2000 : Phonologie I
Séance 9 : La phonologie et la morphologie
Mon incertitude concerne la direction des pieds métriques. D’un point simpliste, est-ce que la direction n’est-elle pas déterminable car dans la liste de mot vue en classe aujourd’hui le nombre de pieds métriques est toujours pair ? Et aussi, afin de déterminer les directions, je me fie à la position (soit D ou G) de l’accent principal. Si l’accent principal est plus à D alors direction D à G et vice-versa pour un accent principal se trouvant plus à G alors direction G à D. Dans des cas avec je dirais une quantité de 5 pieds métriques. Est-ce la bonne manière de raisonner?
La direction des pieds et l’accent principal sont déterminés à partir de deux paramètres indépendants. Donc, le fait que l’accent principal est le plus à droit ou le plus à gauche ne nous dit rien sur la direction des pieds. Dans l’exercice, on analyse des mots de façon isolée, et avec un seul mot ce n’est pas possible de déterminer la direction des pieds (il faut avoir plusieurs mots pour décider). Toutefois, si le mot contient plus d’un accent, c’est toujours possible de déterminer quel est l’accent principal (voilà pourquoi ces deux paramètres sont effectivement indépendants).
- Prend le mot « padàlimól » par exemple. Ici, on a quelques options d’analyse métrique :
- A.
(padà)(limól)= ïambe (peu importe la direction) - B.
pa(dàli)(mól)= trochée (direction droite-gauche)
Dans les deux analyses, l’accent principal est le plus à droite. Maintenant, on analyse un autre mot dans la même langue : píla. Alors, ce mot-là est nécessairement un trochée : (píla). Donc, on peut maintenant dire que l’option B ci-dessus est l’option correcte, et la direction métrique dans la langue est droite-gauche. Mais cela est possible parce qu’on vient d’analyser deux mots qui not donnent les conditions appropriées pour conclure la direction.
Pour [polì-mól] , à quel point est-ce que la collision accentuelle importe ? À quoi est-ce que cela nous amène à déduire ? Pourriez-vous reformuler l’explication donné sur la diapo svp.
La collision simplement nous montre que la langue préfère les ïambes. Sinon, ou aurait pòli-mól (deux trochées, ce qui éviterait la collision). Normalement, on évite les collisions accentuelles pour optimiser le rythme binaire, mais il y a des exceptions, naturellement.
J’ai de la misère avec l’exemple pour [apple] et [pear]. Pourquoi comparé [schwa-n] avec [schwa] ? De où exactement vient le /n/ dans [schwa-n] ?
On est d’accord que « an » et « a » sont la même chose : l’article indéfini de l’anglais. Donc, il s’agit de deux possibilités pour le même morphème. Voilà pourquoi c’est l’allomorphie. Maintenant, on peut poser la question : est-ce qu’on peut déterminer la forme basique du morphème à partir de laquelle on peut dériver les allomorphes? Si oui, on n’a que deux options : i) le « a » devient « an » avant des voyelles, OU ii) le « an » devient « a » avant des consonnes (on simplifie la généralisation). La première option nous mène à ta question : d’où vient le /n/? Si, par contre, on choisit l’option ii, la question disparaît : le /n/ est déjà là, dans la forme basique, et on l’efface si le son suivant est une consonne. Voilà pourquoi cette option-là est préférable.
Pour [andar] et [ambar] j’ai de la misère aussi. Quel est le raisonnement pour conclure s’il s’agit un cas d’allophonie ou d’allomorphie ?
Ici, on parle d’un verbe et d’un nom. Donc, ce sont deux classes grammaticales distinctes. Les nasales ne représentent pas un morphème. Le verbe en question peut être analysé comme and-ar (deux morphèmes); le nom est monomorphémique : ambar. Donc, ce point-ci n’implique pas la morphologie. C’est simplement une question de deux consonnes nasales dans la coda : an.dar vs am.bar. Autrement dit, c’est un problème exclusivement de la phonologie. Les nasales en coda ont tendance à assimiler le point d’articulation des plosives dans l’attaque suivante, ce qu’on observe ici : n.d (coronal) et m.b (labial). Donc, en position de coda, le [n] et le [m] sont des allophones. Le point d’articulation de la nasale est complètement prévisible à partir du point d’articulation de la plosive dans l’attaque suivante.
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